Relation entre stocks OCDE, production et consommation mondiale et production OPEP et prix du baril (troisième partie)

Publié le par makhnovitch

Voici la troisième et dernière partie de cette étude sur les stocks commerciaux de l'OCDE et leurs liens avec la consommation mondiale, la production mondiale, la production de l'OPEP et les prix du baril de brut.

Dans cette partie, nous allons approfondir les relations entre les stocks et la production de l'OPEP puis nous introduirons la dernière variable : les prix.

Stocks commerciaux de l'OCDE et production de l'OPEP

Dans le graphique ci-dessous, je reviens sur les stocks et la
production de l'OPEP analysé en détail dans la seconde partie. on peut voir que la réaction de l'OPEP aux trois baisses de stocks (1996, 2000 et 2003) est de plus en plus importante et rapide. On peut voir aussi que les variations de production de l'OPEP sont considérables entre 1996 et 2005. La production de l'OPEP varie entre 25 et 32 mb/j. C'est bien cette capacité de variation qui a permis à l'OPEP de remplir pleinement son rôle stabilisateur du marché pétrolier jusqu'en 2004. Nous allons voir que cette capacité a été perdue depuis 2004.



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Phasage de l'OPEP avec la balance du marché pétrolier

Le graphique suivant est pour moi le graphique le plus important de toute l'étude. C'est bien celui qui m'a le plus surpris. Car je ne m'attendais pas à ce qu'il montre aussi clairement la relation évidente entre la production de l'OPEP et les stocks commerciaux de l'OCDE mais aussi avec la balance pétrolière mondiale, la différence entre la production mondiale et la consommation mondiale et même avec les variations de stocks hors stocks commerciaux de l'OCDE.

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Explication du graphique

Expliquons ce graphique qui peut paraître complexe au premier abord. La période étudiée va de janvier 1994 à décembre 2008. Il y a quatre courbes dans ce graphique.

La courbe en jaune correspond à la différence entre la production mondiale et la consommation mondiale. La courbe a été simplifiée en effectuant la moyenne sur quatre semaines. L'échelle à gauche montre que cette différence varie entre -2,5 mb/j et +3,5 mb/j.

La courbe en bleu clair est la courbe qui montre la variation des stocks commerciaux de l'OCDE d'un mois à l'autre ramené sur une base journalière et, comme la courbe précédente, moyenné sur quatres semaines pour supprimer le bruit. Cette courbe s'appuie aussi sur l'échelle de gauche. Ses variations sont moins importantes que la précédente : elle varie entre -2 mb/j et +1,5 mb/j.

La courbe en bleu foncé est la courbe qui montre la différence entre la courbe en jaune et la courbe en bleu clair. Elle correspond donc aux variations entre la production et la consommation mondiale en enlevant la variations des stocks commerciaux de l'OCDE. Ces variations peuvent être assumés par les stocks stratégiques de l'OCDE, par les stocks en transit sur les bateaux pétroliers, dans les ports, dans les stocks des pays producteurs et des pays hors OCDE. Cette courbe est intéressante à mettre en relation avec la courbe de variations de stocks commerciaux de l'OCDE. Elle s'appuie aussi sur l'échelle de gauche. On peut remarquer qu'elle évolue entre -1 mb/j et 2,5 mb/j.

La dernière courbe est la courbe de production de l'OPEP. Son échelle est celle de droite. Les deux échelles sont équivalentes : elles ont  les mêmes écarts de 1 mb/j.

Analyse

La première remarque qui saute aux yeux en regardant cette courbe est le fait que les quatre courbes sont pratiquement en phase entre 1997 et 2004. Evidemment, il existe des variations entre les deux courbes bleues sur lesquelles nous allons revenir mais les tendances d'ensemble restent très proches.
le graphique montre tout simplement que l'OPEP maîtrise les variations entre production et consommation mondiale, ainsi que les variations de stocks dans le monde entier entre 1997 et 2004. Les stocks sont en phase avec l'OPEP. 

Entre 1994 et 1997, il semble que l'OPEP ne s'inquiéte pas trop des variations de stocks mais suite à une trop grande variation pendant l'hiver 1996, l'OPEP décide de remonter son niveau de production. Suite à cette décision, ces derniers ne cesseront pas de baisser, remonter leur niveau de production pour ajuster la balance mondiale avec des infortunes et des réussites. Est-ce que ceci signifie que cette période est le début d'une période d'instabilité au cours de laquelle l'OPEP conserve la maîtrise d'ensemble du système. Si l'on regarde les efforts croissants de l'OPEP pour rétablir l'équilibre du marché entre 1996 et 2003, il semble que la réponse est positive.

Après 2004, la production de l'OPEP se déconnecte partiellement de la balance du marché pétrolier. Les variations de production de l'OPEP se répercutent sur les trois autres courbes mais celles ci prennent une tendance inverse de l'OPEP. Tandis que l'OPEP continue à produire plus, la balance tend vers progressivement vers les négatifs.

En fait, ceci signifie que le point nul de la production de l'OPEP, c'est à dire le niveau de production de l'OPEP qui permet un état stable de la balance pétrolière mondiale est passé de d'environ 28 mb/j entre 1997-2004 à plus 29 mb/j en 2005, puis à 30 mb/j en 2006, puis à 31 mb/j en 2007. La courbe de 2008 n'est pour l'instant pas pertinente mais elle est déjà annoncé à presque 32 mb/j.

Revenons sur le "Call on OPEP" publié par l'AIE dans le tableau N°1 de ses rapports mensuels. Le "Call on OPEP" représente la différence entre la consommation mondiale et  la production non-OPEP + la production NGL et non-conventionnel de l'OPEP. Celui-ci représente donc la quantité de pétrole brut que l'OPEP doit produire pour satisfaire la demande.
Le chiffre "Total Stock Change & Miscellaneous" correspond à la différence entre le "Call on OPEP+stock change" et la production réelle de l'OPEP ou à la différence entre la production mondiale et la consommation mondiale.

Nous allons donc regarder le "Call on OPEP" sans le "stock change", c'est à dire le "Call on OPEP" pour que "Total Stocks change & Miscellaneous" soit à  zéro. Dans le graphique ci-dessus, ce "Call on OPEP" correspond à mettre la courbe jaune à zéro.

Voyons donc les chiffres annuels des "Call on OPEP" (l'Angola est incluse dans tout ces chiffres pour être comparé avec le graphique ci-dessus qui l'inclut dans la courbe de production de l'OPEP :
1994: 25,4 mb/j
1995: 25,9 mb/j
1996: 26,6 mb/j
1997: 27,9 mb/j
1998: 28,6 mb/j
1999: 27,5 mb/j
2000: 28,7 mb/j
2001: 27,9 mb/j
2002: 26,1 mb/j
2003: 28,0 mb/j
2004: 29,9 mb/j
2005: 31,0 mb/j
2006: 31,1 mb/j
2007: 31,1 mb/j (adjusted call on OPEP : moyenne miscellaneous sur huit derniers trimestres)
2008: 31,8 mb/j (adjusted call on OPEP : moyenne miscellaneous sur huit derniers trimestres)

Les chiffres du "Call on OPEP" confirme donc bien le graphique. le "Call on OPEP" est montée de 25,4 mb/j en 1994 à 27,9 mb/j en 1997 puis a oscillé entre 27,5 mb/j et 28,7 mb/j entre 1997 et 2003 à l'exception de 2002, année de la récession américaine. Le "Call on OPEP" monte en 2004 de 2 mb/j et passe à 29,9 mb/j puis à 31 mb/j en 2005 et 2006 et 2007 et semble repartir à la hausse en 2008 jusqu'à 31,8 mb/j. Celui-ci a donc bien augmenté de 3 mb/j entre 2003 et 2005.

Cela s'explique par le ralentissement de la croissance de la production non-OPEP qui stagne depuis 2005.

De plus, alors que l'OPEP produisait plus de 31,8 mb/j en septembre 2005 et se trouvait donc au dessus du "Call on OPEP", provoquant une inflation de stocks bien visible sur le graphique, sa production a commencé à décliner alors que le "Call on OPEP" restait perché aux alentours de 31,1 mb/j. Cela réduisit l'écart positif entre la production mondiale et la consommation mondiale dès le début de l'année 2006 et celui passa en négatif. 

Ce qui est tout à fait notable entre les années 2004-2005 et les années 2006-2007 est l'inversion dans la répartition de la balance pétrolière mondiale entre les stocks commerciaux de l'OCDE et le reste du monde (les deux courbes bleus). On peut voir que durant les "vaches grasses", la courbe bleu foncé profite majoritairement de l'écart positif entre production et consommation mondiale. C'est ce qu'il se passe durant les années 2004-2005. Mais la situation s'inverse de plus en plus en 2006-2007. On voit que la courbe bleu foncé reste négative en 2006 alors que les stocks commerciaux de l'OCDE profitent à 100% de l'écart entre production et consommation mondiale (courbe jaune). Les surplus sont en gros prioritairement attribué à l'OCDE. La situation s'aggrave franchement en 2007 puisqu'alors que la balance est négative tout au long de l'année, la courbe des stocks hors stocks commerciaux de l'OCDE (courbe bleu foncé) ne cesse de décliner vers les -1mb/j alors la courbe des stocks commerciaux de l'OCDE remonte à +0,5 mb/j. Cela signifie que les stocks de l'OCDE se gonflent alors que les stocks ailleurs dans le monde se vident.

En 2003, juste après le fort déclin des stocks pendant l'hiver, on peut voir clairement que la balance est attribué prioritairement à l'OCDE aux dépend du reste du monde. Celui-ci récupère pendant l'hiver suivant . Il y a donc bien des attributions et de priorités. On peut voir que la courbe bleu foncé n'est descendue que deux fois en dessous de -1 mb/j : en avril 2002 à -1,26 mb/j et en mars 2003 à -1,07 mb/j. Aussi, il est probable que ce soit une limite difficilement dépassable pour le reste du monde.

Il est à noter que la balance pétrolière hors stocks commerciaux de l'OCDE est resté négative pratiquement tout le temps en 2002-2003 et qu'elle est repassé négative en février 2006. Depuis, elle n'a été positive que trois mois en 2006. En 2007, elle est passé de -0,08 mb/j en décembre 2006 à -0,85 mb/j en août 2007. C'est donc une situation assez exceptionnel depuis ces 15 dernières années.  Le monde hors ODCE  actuellement se serre-t-il donc la ceinture depuis début 2006? Il semble que ce soit le cas. L'OCDE a juste gagné du temps. Si la limite de la balance hors stocks commerciaux OCDE est vraiment aux environs de 1 mb/j, cela signifie qu'il n'y a plus rien à attendre du monde en dehors de l'OCDE pour équilibrer la balance. Il ne reste maintenant plus que les stocks commerciaux de l'OCDE pour rétablir la balance. La balance risque donc de se reporter intégralement sur les stocks commerciaux de l'OCDE cet hiver alors que la balance du reste du monde risque de stagner tandis que la balance générale va s'enfoncer dans les négatifs vers les -2 mb/j. 

La capacité d'action de l'OPEP

L'OPEP  peut maîtriser la balance  générale  du marché pétrolier par une grande capacité de variation de sa production. Elle peut ainsi fermer brutalement plusieurs millions de barils de brut pas jour pour faire remonter les prix et dégonfler les stocks et inversement, ils doivent être capable d'augmenter sensiblement leur production pour faire remonter les stocks et descendre les prix. Par conséquent, on peut s'attendre à vérifier cette maîtrise du marché quand on regarde leur variation mensuelle de production.

La capacité supplémentaire de production de l'OPEP doit pouvoir être utilisé en moins de 30 jours et pouvoir rester en activité plus de 90 jours. C'est la définition de la capacité supplémentaire que donne l'OPEP elle-même.

j'ai donc compilé les données de variations de production de l'OPEP d'un mois sur l'autre. Et j'ai obtenu le graphique ci-dessous.

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On retrouve la période entre 1997 et 2003 où l'OPEP semble en effet capable de grande variations de production. L'amplitude des variations augmente jusqu'en hiver 2003.
Par la suite, il est tout à fait clair que les variations diminuent rapidement dès l'été 2003. En 2004, la capacité d'action n'est déjà plus que de + ou - 0,5 mb/j sauf en juillet 2004.
Ensuite, en 2007, on peut voir clairement que la capacité de variations positives semblent diminuer assez vite.

Cette courbe semble montrer de manière évidente que l'OPEP n'est plus en mesure de répondre à des variations de production au delà de 0,5 mb/j en un mois depuis 2004 mais que sa capacité s'est peut-être réduite à la nullité au cours de 2007 mise à part le bond en avant de ces deux derniers mois...

Aussi, cette courbe confirme la courbe précédente : l'OPEP maîtrisait la balance générale et les stocks mondiaux OCDE et non-OCDE jusqu'en 2003. C'est au cours de l'année 2004 qu'elle a progressivement perdu sa capacité d'action alors que le "Call on OPEP prenait 3 mb/j en deux ans.

Le problème est maintenant que cette capacité quasi-nulle de l'OPEP depuis 2004 s'est accompagné d'un approvisionnement minimum du monde en dehors de l'OCDE depuis 2006 et de la baisse des stocks commerciaux non-nécessaire de l'OCDE depuis fin 2006.

Par conséquent, tous les indicateurs du marché seront dans le rouge au printemps 2008 :
- les stocks hors OCDE
- les stocks commerciaux de l'OCDE
- la capacité de production de l'OPEP

Je pose donc la question suivante : comment va-t-on faire pour assumer ne serait-ce que les variations saisonnières de consommation si il n'y a plus aucune élasticité dans le système? La dernière élasticité est représentée par les stocks stratégiques de l'OCDE. Serait-ce vraiment la dernière solution? Pourquoi est-ce que personne ne donne le signal d'alarme ?



Relation avec les prix

J'introduis une nouvelle variable : les prix. Quelle relation ont les prix avec les stocks?
Quand on regarde le graphique ci-dessous, on peut voir différentes phases. La première court de 1994 à 1996. Il semble que durant cette première période, les prix sont insensibles aux variations pourtant importantes des stocks. Ainsi, alors que les stocks descendent à moins de 2400 mb pendant l'hiver 1996, le baril ne prend que 4$ en passant de 18,85$ en janvier 1996 à 23,5$ en avril 1996. J'en conclus que la sensibilité des prix aux variations de stocks est quasiment nulle jusqu'au début de l'année 1996.

Ensuite, cette sensibilité ne va pas cesser de s'accroitre progressivement mais sûrement.

Pendant la période entre 1997 et 2003, les prix auront tendance à varier en sens inverse des stocks, ce qui très logique. Quand les stocks se gonfleront, les prix descendront comme en 1997 et 1998. Les prix descendent à 10$ en 1998 alors que les stocks approchent des 2800 mb. On peut constater que pendant l'hiver 1999, les prix vont remonter assez vite alors que les stocks sont en chute libre vers la fin 1999. Ils passent de 12,5$ en janvier 1999 à 34,34$ en novembre 2000. Les prix sont multipliés par trois en deux ans. La sensibilité a donc considérablement augmenté.

C'est en 2004 que la relation entre les prix et les stocks changent. Alors que les stocks se regonflent en 2003, les prix restent à 30$ puis commencent à monter juste avant l'hiver 2004. Mais alors que l'on pourrait s'attendre à ce qu'ils redescendent après l'hiver et le renflouement des stocks, ceux ci continuent à monter et même avec une pente plus forte. Jusqu'au début de l'année 2006, les stocks et les prix augmenteront de pair. Puis curieusement, ils baissent en même temps fin 2006 et se mettent à remonter au cours du printemps 2007 en même temps. C'est en juillet 2007 que ce comportement parallèle semble s'arrêter. La sensibilité des prix aux stocks semble avoir décuplé.

Que s'est-il passé en 2004-2007? Mon interprétation est que l'OPEP a augmenté sa production pour faire baisser les prix dans un premier temps mais cela n'a fait que gonfler les stocks. La période de fin 2006 est plus complexe. Il semble qu'il y ait eu des manipulations de la part de certains opérateurs majeurs sur le marché pétrolier comme Goldman Sachs qui a changé ses modes de calculs pour faire baisser les prix. Mais l'OPEP a baissé sa production et les stocks ont chuté.

Depuis l'été 2007, nous sommes entrés dans une phase où l'ensemble du marché est en train de perdre la maîtrise des prix, des stocks et de la balance. Le système pourrait bien être totalement hors de contrôle.


WTI-stocks.gifEnfin, le graphique suivant montre les relation entre les prix et la production de l'OPEP.
Là encore, on peut voir que l'OPEP avait la possibilité d'agir sur les prix entre 1997 et 2003. Une augmentation de production de l'OPEP entraîne, parfois avec un délai, une baisse des prix bien que cette capacité diminue entre 1997 et 2003. Mais à partir de fin 2003, l'OPEP ne cesse d'augmenter sa production alors qu les prix ne cessent aussi de monter. On peut voir que l'augmentation de production en juillet 2006 se déroule au même moment que la montée soudaine des prix suite à la guerre entre Israel et le Liban. 

Cependant, depuis janvier 2007, il semble que l'OPEP ne puisse réagir à la montée vertigineuse des prix. Après une stagnation début 2007, sa production est légérement remontée vers 31 mb/j.  




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Conclusion

Cette étude montre bien que des relations assez fortes existent entre les stocks, la production de l'OPEP, les prix du baril et la balance entre production et consommation.

On peut voir quatre phases : avant 1997, entre 1997 et 2003, entre 2004 et 2007, après 2007. 

La phase dans laquelle nous venons d'entrer signifie que l'on a perdu tout contrôle sur les stocks, les prix, la balance et perdu la capacité supplémentaire de l'OPEP.

Les signes n'ont pas cessé de s'allumer les uns après les autres depuis 1997 mais rien n'a été fait. L'année 1997 est d'ailleurs l'année du pic de production de l'OCDE. Suite au pic de production de la Grande-Bretagne en 1999, il eu été logique que les personnalités responsables des grandes agences telles l'AIE, l'USEIA, l'OPEP, de l'Union Européenne, de la Banque Mondiale, de l'OMC et du FMI puis des Nations Unis "tirent la sonnette d'alarme" et commencent à préparer les populations mondiales à ce qui allaient arriver de manière évidente. Ils auraient dû commencer à limiter la consommation mondiale et financer de manière massive le développement des énergies renouvelables, développer les transports en commun, notamment le train en le rendant gratuit par son financement par des taxes sur les véhicules, des processus de relocalisation économique et des mécanismes de répartition de la pénurie, tels les TEQs ou le protocole de déplétion de Colin Campbell et Richard Heinberg,  pour protéger les plus pauvres de l'indigence la plus extrême.

Mais au lieu de cela, ils ont lancé le processus de Doha, ils ont ouvert l'OMC à la Chine et milité pour une croissance économique maximum. Ils n'ont cessé de libéraliser toujours plus pour faire plus d'argent, pour plus détruire, pour plus polluer, pour plus appauvrir, pour produire plus d'armes, pour nous conduire plus vite dans un mur inévitable. Puis les néo-conservateurs ont préparé le 11 septembre pour envahir des pays stratégiques et organiser la polarisation chère à Mr Huntington, le choc des Civilisations.

Les responsables politiques et les responsables de l'AIE, de l'OPEP sont coupables de n'avoir rien fait, et même d'avoir provoqué l'aggravation d'une situation qui pourrait devenir extrêmement grave.

Maintenant, elle EST très grave et totalement hors de contrôle.

Il va donc devoir être nécessaire de prendre des mesures dans l'urgence extrême quand
l'OCDE se trouvera à la limite de la pénurie réelle et que le reste du monde se trouvera dans une situation de plus en plus alarmante. Mais il n'est même pas sur que ces mesures fonctionnent du fait de leur impréparation. Les gouvernements auront beaucoup de mal à expliquer à la population pourquoi on en est arrivé là. Nous sommes donc gouvernés par des irresponsables, des personnages totalement inféodés à des intérêts qui ne pensaient qu'à "se gaver" et qui ne voulaient rien entendre au delà de 5 ans parceque les actionnaires réclamaient 15%/an.

Mais la gouvernance du monde qui implique des milliards d'être humains ainsi que l'ensemble des être vivants sur cette planète ne peut se concevoir de cette manière sans être complétement irresponsables. Ces gens là se prennent pour les maîtres du monde mais ce sont juste des imbéciles qui ont accédé à des responsabilités qu'ils ne sont pas capables d'assumer.


Emmanuel Broto.

PS : coupure des émissions de terredebrut pendant trois semaines..


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Pierre Allemand 18/02/2008 10:44

J'invite tous ceux qui se laissent prendre au chantage et qui croient sincèrement au chaos économique qui suivra le fameux "peak oil" à lire calmement l'article suivant :http://pierreernest.noosblog.fr/La_chimie_de_l_apres_petrole.pdfS'ils sont toujours convaincus de l'imminence du désastre après, ils peuvent toujours donner leurs arguments ici.

Bernard 04/01/2008 19:40

Salut Emmanuel,Merci pour cette analyse et meilleurs voeux pour 2008.Aurais-tu l'information actualisée du niveau des stock OCDE ?

fossiliste 27/11/2007 19:01

daniel COTTENje vous encourage à faire d'autres dessins sur le PEAK OIL

charles 27/11/2007 16:22

Bonne pause Editoriale Emmanuel !Salutations,Charles

Daniel COTTEN 27/11/2007 12:02

Merci pour le rappel de faute ....je n'ai pas retrouvé le "quelle" en question ... par contre je crois que l'on dit "lobotomisé" plustôt que "lobotisé" !! je m'excuse .Pour le site POULOSAMUSE tout ce qui est présenté est le résultat de mes amusements , images , photos et animations ...sans prétentions d'artiste !Les images et photos sont libres de droits à condition de ne pas en faire un usage commercial .Sncères salutations D.COTTEN