la réponse politique

Publié le par makhnovitch

cet article, "La réponse politique", initialement prévu pour être publié dans Terre De Brut N°2, en a finalement été extrait. La seconde partie de l'article qui traite de la vision écologique de ces événements reste dans la revue. cet article inaugure une catégorie que j'ai nommé "politique" et qui regroupera des articles sur la difficile question de savoir quoi faire et comment.

Les derniers événements qui se sont déroulés tout au long du mois de novembre en France sont d’une telle gravité que je ne peux m’empêcher de l’évoquer dans ce deuxième numéro de Terre De Brut.

Ces événements correspondent évidemment aux émeutes qui se sont déroulées dans les cités françaises et à la réponse qui a été apportée par le gouvernement français. Au delà de ces événements, la question de notre devenir commun se pose dans toute sa crudité.    

A priori, on peut se demander quel lien il y a avec la question énergétique et celle du pic pétrolier. Ce lien tient dans la réponse adoptée par le gouvernement à ce qui vient de se dérouler et donc à la question politique.

Le pic pétrolier est imminent et on peut même dire que son processus est actuellement en cours de réalisation. Il est évident que cet événement va avoir des implications graves sur l’économie. La réponse politique sera évidemment cruciale, notamment en cas de récession économique grave. On peut raisonnablement prévoir qu’en cas de récession, les populations pauvres deviendront encore plus pauvres mais  la classe moyenne se trouvera aussi en grande difficulté.

Il est donc probable que cela entraîne des manifestations, des émeutes et des soulèvements populaires. Les tensions sociales vont de toute façon s’exacerber.

Il est clair que Mr Villepin connaît cette réalité puisque celui-ci a dit au mois de septembre 2005 que nous étions entrés dans l’ère de l’après - pétrole.

Or, la réponse que le gouvernement de Mr Villepin a apportée aux émeutes est malheureusement pleine d’enseignements pour l’avenir. Y a-t-il des liens entre sa déclaration de septembre sur le pétrole et les mesures prises face aux émeutes ? Il est impossible de le dire. Cependant, Il est clair que des causes sociales et politiques, bien antérieures au problème énergétique, sont à l’origine de ces événements. En premier lieu, nous trouvons la régression sociale issue de politiques libérales depuis plus de 30 ans, le désengagement de l’Etat envers les population les plus pauvres sur la question sociale et du logement, une présence policière de plus en plus stigmatisante, répressive et violente.  

Quoi qu’il en soit, l’option politique choisie par ce gouvernement pour répondre à l’incendie en dit long sur ses orientations.  

Les émeutes ont permis au pouvoir d’abattre ses cartes et, pour nous, de voir jusqu’où il était capable d’aller. Les mesures sécuritaires ainsi que les mesures sociales (ex : l’apprentissage à 14 ans est une proposition du FN) sont directement inspirées de l’extrême droite. Le Monde Diplomatique avance que 11 mesures sur les 80 proposées par le Front National en matière de police et de justice ont été mis en application par les gouvernements de Mrs Raffarin et Villepin. Aujourd’hui, Mr Sarkozy « chasse » clairement sur les terres de l’extrême droite dans l’intention évidente de leur couper l’herbe sous le pied et de pouvoir en récupérer tout le bénéfice politique, ce qui semble avoir fonctionner si  l’on en croit les sondages. En effet, ceux-ci donnent 69% de satisfaction envers la politique de Mr Sarkozy à la mi-novembre. Mr Villepin s’est senti obligé d’en rajouter en annonçant l’utilisation de la loi de 1955 instaurant l’Etat d’urgence et tenter de ne pas se faire dépasser par le bouillonnant Ministre de l’Intérieur. Puis Notre cher Président de la République a voulu aussi sa part du gâteau et annonça la poursuite de l’Etat d’urgence pour trois mois alors même que les émeutes s’épuisaient.

Je rappelle que cette fameuse loi de 1955 est liée au contexte de la guerre d’Algérie et que celle-ci est ressortie pour faire face aux enfants de parents qui ont vécu les épisodes pénibles de cette guerre. Cela ressemble plus à une provocation qu’à une tentative de calmer le jeu. C’est aussi sous cette loi que le préfet Papon a ordonné le massacre de plus de 200 algériens en octobre 1961 en plein Paris. C’est aussi sous cette loi que des kanaks sont morts en 1988 en Nouvelle-Calédonie sous les balles des gendarmes.

En fait, cette loi transfert des pouvoirs de police et de répression directement au Préfet, sans que les magistrats puissent avoir un quelconque  contrôle, et donc dans les mains de l’exécutif.  

Aucune excuse n’a été prononcée à ma connaissance envers les familles des jeunes qui sont décédés dans le poste de transformation électrique poursuivis par la police. Aucune excuse n’a été prononcée pour les propos diffamants de Mr Sarkozy qui n’a cessé d’en rajouter allant ces derniers jours jusqu’à traiter les émeutiers de « barbares » ! Notre Premier Flic de France n’est plus très loin de l’affirmation purement fasciste qu’ils ne méritent pas d’être traités comme des être humains ouvrant la porte aux pogroms et aux massacres organisés.  

Chacun y est allé de surenchère en surenchère accusant les immigrés en situation irrégulière, voulant supprimer les allocations familiales aux familles des émeutiers ou pire la nationalité française, en appliquant des peines extrêmement sévères envers les personnes incriminées parfois pour des délits plus que mineurs.

Dans le même temps, la loi anti-terroriste et les nouvelles énièmes lois régissant le contrôle des étrangers en ont rajoutés.

Pour finir, « la cerise sur le gâteau », déjà passablement fournie, le soutien de la majorité de l’Assemblée Nationale pour le fameux Article 4 qui prône les aspects positifs de la colonisation outre-mer !   

L’impression que cela laisse est que les responsables ont cherché à tirer le maximum de bénéfices de la situation au mépris de la démocratie et au risque de légitimer les vociférations de Mr le Pen.

Il parait clair que la lutte est engagée entre Mr Villepin et Mr Sarkozy pour la présidentielle. Or, celui-ci n’hésite pas à tenter de faire la différence en allant chercher les voix traditionnelles du Front National.

Ainsi, les responsables politiques français auront utilisé un événement grave, qui aurait dû sonné l’alarme, et signaler la détresse sociale d’une partie de la population de plus en plus reléguée mais ces responsables en sont restés à des manœuvres bassement politiciennes dans des buts de réussite personnel. C’est un constat affligeant qui montre à quel point la démocratie française s’est dégradée.  


Nous nous trouvons donc maintenant sous un régime d’exception qui donne au Ministère de l’Intérieur et donc à la police des pouvoirs surdimensionnés.

Les lois sécuritaires de Mr Sarkozy et Perben avaient déjà considérablement augmenté leurs pouvoirs mais nous passons aujourd’hui au niveau supérieur.

La prolongation de trois mois va permettre de faire rentrer dans l’ordre des choses l’Etat d’Urgence et donc la suspension des libertés civiles.

Aussi, « nous » (le peuple français représenté par des sondages) sommes tout simplement en train d’enterrer les lois fondamentales démocratiques instituant la liberté de s’exprimer, de se réunir, de s’associer, de manifester, etc… en « acclamant » les mesures prises par ce gouvernement pour faire revenir l’ordre public.

Nous pouvons donc en conclure que ce gouvernement et le parlement peuvent sans sourciller mettre en place une dictature pour conserver l’ordre social établi.  

Il est donc probable que nous allons rentrer dans les pleins effets du pic pétrolier sous un régime autoritaire formellement établi et prêt à faire face au désespoir de la population en appliquant un régime de terreur.

La classe dirigeante vient clairement d’annoncer la couleur en ce mois de novembre 2005 : elle est prête à tout pour conserver le pouvoir quel qu’en soit le prix. Si la population immigrée doit en faire les frais, alors elle sera sacrifiée. Si les pauvres doivent être désignés comme responsables des maux en lieu et place des véritables responsables, alors ils seront sacrifiés sans aucun remords.

Nous pouvons donc en conclure que la classe dirigeante ne choisira pas de partager les ressources déclinantes, ne choisira pas de faire en sorte que tout le monde puisse avoir accès aux besoins de première nécessité, puisse se nourrir, se chauffer, se vêtir et se loger. La classe dirigeante ne choisira pas de limiter les dégâts économiques causés par le pic pétrolier sur les populations les plus exposées par un partage des richesses mais bien plutôt a déjà choisi de leur donner le rôle de bouc-émissaire, de les criminaliser, de les rendre responsables de leurs propres malheurs et de les rendre infréquentables et donc de prendre le risque de les livrer à l’agressivité des extrémistes et de rentrer dans une spirale infernale qui s’auto-engendrera toute seule et deviendra tôt ou tard incontrôlable.

Le tour de force politique est qu’il semble qu’ils aient réussi à faire passer la pilule à la population tout en obtenant son soutien. L’opportunité était rêvée.

Il suffit maintenant aux extrémistes d’extrême droite d’entretenir le feu, de provoquer des coups d’éclat en brûlant une église, une école maternelle de temps à autre pour légitimer la poursuite de l’Etat d’Urgence et pour renforcer l’animosité des uns contre les autres tout en en tirant le bénéfice politique et en faisant oublier tout le reste.
C’est du pain béni pour ceux qui défendent les idées d’extrême droite.

Il est possible que les paroles et les actes de ce gouvernement entraînent une situation sociale de plus en plus violente faisant glisser le pays dans une sorte de guerre civile de très « basse intensité » mais suffisante pour que tout le monde ait suffisamment peur pour accepter n’importe quelle mesure permettant de conserver un minimum d’ordre public.

Le temps n’est peut-être pas loin où ce que je suis en train d’écrire sera passible de poursuites ou de menaces.

Tous ceux qui luttent pour les droits humains, pour la liberté, pour des conditions de travail décents, pour le respect des droits fondamentaux doivent en prendre acte.

Aujourd’hui, l’écart entre la droite libérale et républicaine et l’extrême droite se réduit de plus en plus et se banalise mais comme nous pouvons le voir en Allemagne ; l’écart entre les sociaux-démocrates et les libéraux est maintenant purement formel tant et si bien qu’ils finissent par gouverner ensemble, ce qui pose la question de l’alternative politique. Le spectre politique est donc en train de glisser à droite puis à l’extrême droite en Europe.

Qui sait que les libéraux fraîchement élus en Pologne viennent de s’allier à l’extrême droite pour gouverner ? Qui sait que des partis nazis participent au gouvernement lituanien ? Rappelez vous il y a 5 ans quand l’extrême droite s’était alliée aux libéraux en Autriche : les réaction furent vives en Europe et l’Autriche fût punie pendant quelques mois et jugée infréquentable.

Depuis, l’Italie, le Danemark, la Pologne, la Hollande firent de même. C’est maintenant entré dans une certaine normalité. On ne s’imagine pas comme des choses auparavant impensables deviennent par glissement successif possibles puis normales puis banales.

Si les classes dirigeantes ont choisi cette voie là pour faire face aux problèmes qui ne manqueront d’arriver dans un avenir proche alors l’avenir est très sombre.

Nous devons en prendre acte et nous y préparer pendant que c’est encore possible.

Je rappellerai enfin que la carte d’identité sera obligatoire à partir de l’année prochaine, que celle ci sera équipée de systèmes biométriques et sûrement à terme de mouchards issus des nanotechnologies permettant de repérer toute personne recherchée par GPS.

Je rappelle aussi que le pouvoir peut installer des puces à l’intérieur du corps permettant de repérer la personne, d’influer sur son comportement, d’obtenir et de conserver des informations sur celle-ci. Ce type de puce existe et  est déjà utilisé. Des mouchards microscopiques équipent déjà certains produits comme les rasoirs. On peut imaginer que toute personne arrêtée, suspectée ou récalcitrante sera « équipée » d’un mouchard permettant de la surveiller. Il sera alors très difficile de constituer une quelconque résistance organisée au pouvoir en place.    

Les possibilités offertes par les nanotechnologies et la biométrie nous font rentrer de plein pied dans un scénario de science-fiction purement cauchemardesque.

La question cruciale aujourd’hui est donc de savoir comment répondre à ces menaces tout en se préparant aux conséquences du pic pétrolier.

Personnellement, je pense que la première chose à faire est de limiter au maximum son contact avec le système de consommation et de production capitalistes. Cela signifie qu’il ne faut plus acheter de produits issus des grandes marques capitalistes mais des produits artisanaux locaux dont nous savons toujours d’où ils proviennent et comment ils sont produits, ce qui permet de relocaliser l’économie, de consommer des produits sains et non toxiques. De plus, en appliquant les principes de la décroissance soutenable, en limitant volontairement son niveau de vie, ses dépenses matérielles tout en s’attachant plus à la qualité relationnelle et spirituelle de sa vie, on se réapproprie petit à petit sa vie, son temps et sa pensée.

En fait, l’important est de se réapproprier les éléments qui constituent notre vie dans tous ses aspects qui peuvent paraître parfois anodins mais qui ne le sont pas du tout. De plus, la réappropriation de notre temps, le ralentissement du temps sont cruciales et nécessaires pour pouvoir penser autrement et simplement se poser, réfléchir et se dire : « mais que suis-je en train de faire ? »

Evidemment, ceci n’est pas suffisant mais c’est absolument nécessaire.

Ensuite, vient la question politique et surtout la question de la collectivité et du groupe. C’est à mon humble avis la seconde étape.  
La constitution de groupes locaux qui réapprennent à s’organiser, à dépendre les uns des autres, à vivre dans une certaine invisibilité, qui se soutiennent mutuellement et qui mettent en place des réseaux d’approvisionnement locaux me paraît aussi être une première urgence.

Je m’arrête un instant sur les problèmes engendrés par le regroupement de personnes ayant les mêmes préoccupations mais qui sont parfois encombrés par des égos trop imposants ou disons « mal centrés », par des peurs de manipulation ou par des difficultés à s’auto-organiser. Je pense que le réapprentissage humble du vivre ensemble est capital. Le fond qui réunit les personnes est évidemment très important mais la forme l’est tout autant. Cela fait aussi partie de notre perte culturelle. Nous devons admettre que nous avons du mal à communiquer, à nous comprendre  parce que nous avons perdu pour partie le fond culturel qui nous permet de nous auto- organiser.

Quant au destin de l’Etat social-démocrate, je crois que nous pouvons lui chanter une oraison funèbre. Car la seule façon d’empêcher que celui-ci disparaisse avec les services publics et la sécurité sociale, c’est de renverser le pouvoir actuel et toute sa classe dirigeante (les sociaux-libéraux y compris) et de repartir sur une nouvelle constitution politique. Les moyens de lutte policée de la presque défunte sociale-démocratie par les grèves déclarées quelques jours auparavant et les manifestations déposées en préfecture ne feront qu’ajouter un peu plus au désespoir de la population car le pouvoir y restera complètement sourd et deviendra de plus en plus répressif. Or, les conditions d’une révolution ne sont actuellement pas du tout réunies en France. Le peuple est très mal organisé et pour une grande partie parfaitement dépolitisé. La conscience de classe et de condition humaine n’a jamais été aussi confuse.

Par contre, les conditions pour l’apparition de jacqueries, de soulèvement chaotique et d’émeutes spontanées sans lendemain sont réunies et permettront au Pouvoir de « tranquillement » mettre en place son régime autoritaire.  

Vous pensez peut-être que j’exagère, que je noircis volontairement le tableau.
Croyez vous que si on avait dit aux populations européennes en 1930 ce qui allait se produire entre 1940 et 1945, ils y auraient cru ? Non, car cela était impensable. Une telle boucherie n’était vraiment pas imaginable ! Et pourtant, cela est bien arrivé. L’impensable s’est produit. Le meurtre organisé industriellement de millions d’êtres humains a eu lieu.

Aujourd’hui, au vu des menaces multiples qui pèsent sur le monde, on peut raisonnablement en conclure que l’avenir ne sera pas paisible, que le pire doit être envisagé et devient chaque jour un peu plus possible.

Makhnovitch.

Publié dans politique

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Cotten Daniel 09/02/2006 12:23

Merci pour cet article , la relation politique -pétrole semble être ignorée par beaucoup de commentateurs de la crise pétrolière et les "politiques" continuent d'ignorer volontairement ou involontairement les incidences de cette crise sur les statégie du pouvoir en place .
Pourtant cette stratégie de prise de pouvoir absolu etait annoncée clairement dans le projet de constitution
européenne , ceux qui l'ont écrite n'ignoraient rien de cette crise même si le silence etait de règle .
A qui ferat on croire que l'armé de spécialistes et d'analystes des grandes sociétés capitalistes ignoraient cette crise annoncée depuis le rapport du MIT il y a trente ans .
Dans cette crise le systeme va passer de la défense du profit a la défense du capital lui même ..DANGER

makhnovitch 09/02/2006 18:19

Il est vrai que l'analyse sur l'impact politique de la menace du pic pétrolier, puis du pic pétrolier lui-même, reste à faire.  C'est évidemment un sujet hautement controversé. C'est pourquoi j'ai décidé finalement d'enlever cet article de la revue Terre De Brut. Par contre la deuxième partie, qui n'est pas retranscrite ici, qui tente une analyse écologique de ces événements, est conservé. La question de savoir dans quelle mesure les décisions politiques prises sont dépendantes du pic pétrolier et dans quelles mesures elles sont coordonnées est une question épineuse et très difficile. Il est quand même difficile de croire que les grands de ce monde soient complétement aveugles. De toute manière, l'action du pic et de la raréfaction de la quantité d'énergie par tête depuis 20 ans a une action sur les décisions politiques, même si ceux qui les prennent ne s'en rendent pas compte. Je pense qu'il n'est pas nécessaire que tel personnage politique soit conscient de l'enchaînement de causes qui ont mené à prendre une décision. cela n'empêche pas qu'il a pris cette décision car les conditions présentes l'ont amené à la prendre. On pense trop souvent que les décisions politiques sont prises de manière seulement idéologique, ou parceque tel personnage politique est vraiment une ordure, etc, ...  Les décisions politiques sont prise en partie par  l'action  des conditions et des nécéssités, nécéssités  dont la population est rarement au courant. Ce que voit aujourd'hui la population de la politique est un spectacle, mais la véritable raison des actions reste souvent cachée car des luttes d'intérêts commerciaux, financiers, territoriaux ou plus souvent sur l'accès aux ressources se jouent en arrière cour.  les grands de ce monde se rencontrent souvent dans des lieux et des sénacles qui restent soigneusement à l'abri des médias. Cela leur permet de pouvoir connaitre les intentions des autres pays sans enjeu Spectaculaire et donc de se coordonner. Ce n'est pas une histoire de complot, c'est juste une question de bonne gestion des affaires du monde où tout est maintenant interdépendant et surtout dans le Premier Monde, le monde de l'OCDE, le monde occidental. Colin Campbell en a parlé dans une de ses newsletters daté de juillet 2005 : http://www.peakoil.ie/newsletters/578Makhnovitch.