Intervention de Mr Bakhtiari en Australie
Mr Bakhtiari, qui a travaillé à la Société Pétrolière Iranienne jusqu'en 2005, est intervenu pulbiquement en Australie.
Il avait annoncé que nous étions entré en période "Transition One" fin 2005.
Aujourd'hui, il dit que la production est en train de commencer son déclin et que la production pétrolière aura décliné d'un tiers en 2020 atteignant 55 mb/j!
Il dit que la capacité maximum de l'OPEP est à 31 mb/j. Elle est aujourd'hui à 29,5 -30 mb/j.
Il dit que la capacité max non-opep est à 50 mb/j, c'est à dire la production actuelle.
Selon lui, la Russie serait en fait sur le déclin depuis septembre 2004 mais mentirait sur les chiffres de production.
L'arabie Saoudite se batterait pour conserver son niveau de 9 mb/j avec le déclin de Ghawar.
Les plus grands gisements, tels que Burgan au Koweit, Cantarell au Mexique sont en déclin.
Le dernier super-giant gisement Kashagan au kazakhstan devrait entrer en service en 2009-2010.
Il confirme aussi l'annonce qu'il avait faite sur le gaz avec un pic en 2008-2009.
Voici quelques citations de son intervention :
" A court terme, la production ne peut que décliner. Elle ne peut encore croitre car le déclin des gisements est plus important que la croissance de ceux qui sont actuellement mis en exploitation."
" Nous ne savons pas jusqu'où les prix doivent monter pour commencer à agir sur la demande. les modèles économiques ne fonctionnent plus pour çà. Est-ce 125$, 150$? je ne sais pas. Je ne pense pas que les prix puissent monter plus haut que 300$ le baril. "
" le pétrole brut est le domino maitre, si il dégringole, tous les autres dominos tombent".
"Des pays ne savent même pas ce qui est en train de se passer. Des compagnies ne se rendent pas compte et ils vont se sentir pris en embuscade et pris au piège et ils vont paniquer. "
"La pire chose que l'on puisse faire est de paniquer quand les prix montent vertigineusement."
" le problème se posera quand nous ne pourrons optimiser par les prix. Nous devrons optimiser par l'accessibilité, c'est à dire qu'il n'y en aura pas pour tout le monde."
Il dit aussi qu'il a peur que l'Antartique soit pris dans la tourmente de la recherche desespérée de pétrole comme il le dit dans son dernier article sur son site.
Le risque est en effet que la prise de conscience de l'ampleur du problème par la visibilité de la rapidité du déclin de la production produise une panique générale des marchés financiers puis des compagnies pétrolières puis des politiques qui vont se trouver embarquer dans des actions inconsidérées tels que des aventures militaires rendant la situation encore pire. c'est tout le problème d'un phénomène chaotique comme celui là. Il y a très peu de chances que nous prenions les bonnes décisions et donc, à chaque fois, nous nous enfoncerons un peu plus. Mais le processus peut être rapide, très rapide car les dominos entrainent très vite les autres dans leurs chutes.
Makhnovitch.
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